SWITCH / Naughty Bambi, tu aurais bien besoin d'être prise en main !

 SWITCH / Naughty Bambi, tu aurais bien besoin d'être prise en main !
o


Je crois que j'ai jamais autant dormi de ma vie.
Je passe mes journées à comater devant des films.
Je suis accro au Lexomil/chocolat chaud.
Parfois je vais en cour, mais j'y reste pas souvent.
Alors forcément je démarre plutôt mal cette année.
Mais je commence à être une véritable independant woman.
Je gagne maintenant jusqu'à 70 euros de l'heure, pour 2 à 4h par semaine.
Desfois j'ai froid, parfois j'ai mal au dos, d'autres fois c'est les poignées qui morflent.
Mais j'ai des nouvelles copines, douces et parfumées,
qui me font oublier ces petites douleurs de fin de séance.
Séance crapuleuses et délicieuses et "adorable complicité."


My dirty little secret.

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 14:32

Modifié le mardi 28 octobre 2008 13:00

/error

o


ACTUELLEMENT
INDISPONIBLE.






/error

# Posté le dimanche 05 octobre 2008 08:54

Viens mater...!

Viens mater...!
Les inscriptions en fac se font lentement mais sûrement. J'ai encore tuée personne. Les cours ont l'air coolos. Je suis à Nancy, de retour de Paris où j'ai fais une cure de Barbapapa et de Dora. Deux dessin-animés pour enfant qui recèlent plus d'une allusion pornographique à peine masqué. Bon sinon la ville est trooop belle, le métro ce'st trooop fun, le Marais c'est troooop hype, j'ai un sac avec une Vierge Marie trooop kitsch et des boîtes à bonbons magiques/clopes tout bonnement déglingos. Bref c'était tellement cool pour nous petits provinciaux merdiques qu'on a loupé le train de retour. Et bam.

Sinon ! J'ai été voir le dernier Batman, il est chouette, quand on arrive à passer outre les effets de voix et le costume un tantinet dark tata du super-héros en legging lamé noir (ultra fashion cet hiver !). Evidemment, le Joker est ahurrissant et Two-Face (sans "s", merci) est un joli bijou numérique. Ah, et pour fêter la rentrée, on a été voir Mirrors entre bon geekos qui se respectent et c'était tout simplement à chier. Avalanches de clichés : l'ancien flic dépressif qui se rend coupable de la mort de son partenaire, sa femme adepte du t-shirt mouillé-Wonderbra qui aurait plus sa place à quatre pattes entre deux grandes tiges, vue le jeu de merde, des statues qui font peur dans le noir, des effets sonores genre BAOUM j'tai fais peur hein ? Une bonne-soeur qui pète les plombs façon exorciste pour le côté mystique, et un cas de...schizophrénie, pour l'aspect scientifico-rationnalisant.

J'suis toujours à la recherche d'un boulot pour l'année à venir...J'aimerais bouger de mon actuel chez-moi pour cause de voisins sourdingues. A gauche j'ai droit à Timbaland en continue et en haut je crois tout simplement qu'une équipe de drag-queen organisent des tournois de bowling tous les soirs. Bon sinon il fait froid, on ressort les cuisses et les collants, les blousons de cuir et les écharpes-nid, les amphi vont bientôt accueillir mon arrière-train, mes placards sont vidés de toutes tentations, et mes deux jolies boîtes abritent désormais de quoi tenir un an sans trop péter les plombs. Mon appart' est évidemment ouvert à tous les geekos avide de branlette en tout genre et de débats hautement intellectuels, et le frigo va retrouver ses bonnes vieilles locatrices à la pisse. Tout pour réussir haut la main son année quoi.

# Posté le mercredi 17 septembre 2008 11:17

Modifié le vendredi 19 septembre 2008 15:11

If a body catch a body comin' through the rye.

If a body catch a body comin' through the rye.
.
Actuellement en Lorraiiiine, mais on pourrait se croire à Beyrouth, dans un abri anti-nucléaire (avec le bruit qui va avec), ou bien encore dans un ancien repère à beatnick macrobiotique, étant donné que les plantes envahiront bientôt la banquette du break qui agonise en silence dans le jardin. Cela dit, hier j'ai mangé du couscous pas très bon, mais parlé rock avec des gens qui l'ont connu autour d'un vin...divin. Et hopla ! Par contre, il faudrait songer à adopter une bonne dose de sitanciation brechtienne quand je lis Nabokov parce-que ça me donne de drôles d'impressions.

J'ai acheté des rideaux pour la mini-serre à tomate qui me fait office de logement, et on pourrait facilement se croire dans un bordel cubain, un ananas moucheronné apportant la touche exotique au tout. Mais on commence à s'y sentir presque "chez soi", et mon bienfaiteurs m'a apporté un ventilateur. Voilà qui me sauvera de la déshydratation. J'aurais fait un joli petit fruit lyophilisé, je pense. Un peu comme les fruits rouge spécial K. Sans sucre sans graisse et sans goût. Un petit amas de poussière rouge, au final.

Je commence à experimenter les joies et les déboires d'une independant woman. Enfin presque, hein. Je fais mes courses dans l'espoir de reprendre un mode de vie sain à la Docteur JM Cohen, mais rien n'y fais, la cuvette des toilettes est encore trop souvent le receptacle de mes complexes. Mais les week-end orgiaques savent remédier à ces carences. Moineau fatigué et canard gavé en même temps. Le régime du boa, en fait.




Je dois faire un aveu. J'ai essayé, piteusement, misérablement, de me laisser oublier au fin fond de mon immeuble tout pourri - où les gens jettent leur poubelles par la fenêtre et où le toit ressemble, de ce fait à une véritable décharge - mais les téléphones savent vous garder en vie. Même s'il faudra payer, par la suite, en hébergeant un joli crabe qui envahira votre crâne et vous bouffera doucement le cerveau. Pas besoin d'être voyante pour deviner ça. Alors je ne sais pas bien si je préfère être seule, comateuse et déséspérée, ou bien bousculée dans mes habitudes lymphatiques de légume en serre par des gens qui, décidemment, ne pourront jamais se passer de moi. Même si sur le coup, ils tenteront de vous faire croire que vous n'êtes rien sans eux.

La Belle et la Bête reste le meilleur des remèdes à la boue mentale qui vous fait patauger dans le rien-du-tout. De même que la relecture des Päz Book qui ont rythmé mes deux dernières années de lycées. [ Mathieu ça veut rien dire c'est un prénom. Etes-vous correct ? Single de krat etc autres joyeusetés] En relisant tout ça je me dis que j'ai eu de la chance d'avoir mon bac. Pour la peine je vais de ce pas m'acheter un nouveau carnet, avec l'argent de la banque, puisque pour ma part c'est pas en jouant à imiter les tomates que je vais "gagner ma vie" et arranger mon découvert. De plus, ma vie je l'ai déjà gagnée. Et c'était un cadeau empoisonné.

Pas d'autres conclusion.


Edith : J'ai de nouveaux des envies de lingeries très chères, très rétro, très belle, dans lequel je pourrais glisser mon petit corps drôlement fichu. Il existe donc un espoir de remontée, tout de même.

# Posté le lundi 04 août 2008 07:37

Modifié le mardi 05 août 2008 13:50

Martinet / Ah, mais petit, il jouait beaucoup avec ses matières.

Martinet / Ah, mais petit, il jouait beaucoup avec ses matières.
Je ne comprend pas les gens qui snobent Beigbeder. Certes, sa philosophie ne vole pas bien haut, son style est facile, ses récits sont vides. Mais si l'un d'entre nous, au travers de la sphère bloguienne écrivait ainsi, on serait plus d'un geindre et à dégouliner d'admiration pudique. Si ce mot veut encore dire quelque chose. Et puis purquoi essayer d'écrire autre chose ? Son style n'est pas assez respectacle, admirable, pour qu'on hésite à le foutre sur skyblog. Sur la page internet d'une jeunesse qui schlingue, ça a tout à fait sa place.
Je m'accuse de complaisance dans le narcissisme.
Je m'accuse de séduction maladive.
Je m'accuse de gauchisme de Park Avenue
Je m'accuse d'arrivisme et de vénalité.
Je m'accuse de jalousie et de frustration.
Je m'accuse de feinte sincérité.
Je m'accuse de chercher encore à plaire
par cette auto- mise en accusation destinée à parer les coups à venir.
Je m'accuse de lucidité à deux vitesses.
Je m'accuse de paresse orgueilleuse.
Je m'accuse de sombrer dans la facilité.
Je m'accuse de ne pas être capable de beaucoup mieux que la facilité.
Je m'accuse de ne rien faire pour changer ce qui ne va pas chez moi.
Je m'accuse d'être la seule responsable de ma neurasthénie.
Je m'accuse d'autosatisfaction déguisée en auto-dénigrement.
Je m'accuse de ne pas savoir aimer.
Je m'accuse de branlette intellectuelle (et physique).
Je m'accuse d'onanisme mental (et physique).
Je m'accuse d'imputer à ma génération des défauts qui me sont propres.
Je m'accuse de confondre désamour et superficialité
( il n'y a pas de désamour quand on est incapable d'aimer.)
Je m'accuse de racisme anti-moches.
Je m'accuse de me foutre de tout sauf de moi .
Je m'accuse d'accuser les autres parce-que je les envie.
Je m'accuse de vouloir le meilleur mais de me contenter de peu.
Je m'accuse de brûler tous mes vaisseaux,
de fuir mon passé, c'est à dire moi-même, et de ne pas avoir d'amis.
Je m'accuse de stagnation bruyante et de fraternité malhabile.
Je m'accuse d'irresponsabilité chronique.
Je m'accuse de ne laisser derrière moi qu'un champs de ruines.

Et maintenant le verdict :

Je me condamne à la solitude à perpétuité.



# Posté le vendredi 04 juillet 2008 06:48