*Je m'assouplie de jour en jour, je dessine de grandes filles décharnées qui portent des robes-bijoux, j'ai envie de couture, de tissus précieux, de caméra, de lumière entre les branches, de lumière bleue dans l'appartement vide. De jouer derrière la caméra, devant, de jouer à la poupée avec G., qu'il s'occupe de moi comme il sait si bien le faire...
J'ai enfin mon grand col tout doux, et mes richelieux perchées lacées. Youhou ! Les soldes vont commencer, je vais pouvoir dépenser les économies gagnées à la sueur de mon front. Je voudrais pleins de jolies boucles d'oreilles en nacre, avec de vieilles attaches, un joli chapeau et un peu de (fausse) fourrure, en col ou en paletot. Une robe, un pantalon large en laine, une nouvelle paire de doc et des TUK pour les jours de paresses.
Avec tout cet attirail, je serai prête à affronter Panam' après janvier. Les propositions se multiplient et c'est très grisant. J'ai l'impression de bosser pour de vrai, je fais pleins de nouvelles rencontres, même s'ils ya une sacré paire d'obsédés dans le lot, il y a de vrais artistes et c'est vraiment chouette de pouvoir bosser avec ces types. Surtout quand ils ont les cheveux en batailles et l'air faussement négligé... Tout de suite, on a beaucoup plus envie de passer des nuits blanches, à se faire peinturlurer, regarder et photographier..
Les quinqua à la recherches de jeunettes à entretenir contre des petites tapes au cul la réalisation de leurs fantasme porno-chic, l'argent facile, les milieux "alternatifs" comme ils disent. C'est un peu ça. Je vis une vie de bobo entretenue pute occasionnelle. Une parasite qui squatte les douches des cité U, les lits des hôpitaux, les banquettes des psy, les studio photos, les ateliers qui sentent la peinture fraîche et l'argile. Où est le plaisir, où est le symptôme ? Ne me fais pas croire que tu veux me choyer quand tu eux seulement t'amuser avec de la chair fraîche...
Heureusement, Nina Roberts est là.