Mr H*

Mr H*
Je crois en l'homme, cette ordure,
Je crois en l'homme , ce fumier,
ce sable mouvant, cette eau morte.
Je crois en l'homme, ce tordu,
cette vessie de vanité.
Je crois en l'homme, cette pommade,
Ce grelot, cette plume au vent,
ce boute-feu, ce fouille- merde.
Je crois en l'homme, ce lèche sang.
Malgré tout ce qu'il a pu faire
de mortel et d'irréparable.


Je crois en lui

Pour la sûreté de sa main,
Pour son goût de la liberté,
Pour le jeu de sa fantaisie.
Pour son vertige devant l'étoile,
Je crois en lui pour le sel de son amitié,
Pour l'eau de ses yeux, pour son rire,
Pour son élan et ses faiblesses.
Je crois à tout jamais en lui
Pour une main qui s'est tendue,
pour un regard qui s'est offert.
Et puis surtout et avant tout
Pour le simple accueil d'un berger.







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# Posté le dimanche 22 octobre 2006 13:11

Modifié le dimanche 22 octobre 2006 14:16

Like a dead fish

Like a dead fish
Bonsoir.

J'pensais pas que ma vie interessait tant de monde. Hitchock était bien lucide, lorsqu'il disait que nous étions des pervers. Ce que j'ai au fonde des tripes et dans le cerveau, ça vous fait sans doute bien marrer.Tant mieux. J'ai besoin de coup de pied au cul, j'en ai sans doute manqué lorsque j'étais jeune. Peut-être pour ça que j'ai des tendances SM. C'est pas moi qui le dis, je décline toute responsabilité etc...

J'ai mal. Un truc de tarés. Quand je vous ai dis que j'étais heureuse, l'autre jour, en fait, c'était une blague. Oui, mon sens de l'humour, je le garde, tout de même. Mais attention, je ne suis pas malheureuse non plus. Je suis juste VIDE. Complètement vide. Je ne ressens qu'un peu de chaleur lorsque le soir vient et que je somnole, complètement foutue, déjà.

Desfois je me dis qu'il faudrait que je m'excuse d'être aussi vide de sens. Aussi absente de toute réalité. Je m'en veux. Comme souvent, faut pas croire. Mais là les reproches je les sens. Elles peuvent être douces et invisibles, insidieuses et hypocrites, à se faufiler dans le creux de l'oreille sans qu'on veuille les entendre. Comprenez que je déteste cette hypocrisie ambiente. Je préfererais cents fois des cris et des coups.
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" je me suis demandée si l'on pouvait prendre ma métamorphose
comme une insulte à un dieu quelconque, ou un acte de pur égoïsme.
j'ai pensé que ma vie n'incluait aucune possession, aucun lien émotionnel,
aucune haine. et je me suis aussi demandé si mon tatouage,
ma langue fourchue,mon avenir, n'étaient pas vides de sens
"




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# Posté le mercredi 18 octobre 2006 13:27

Modifié le lundi 25 février 2008 07:30

When I was a child.

When I was a child.
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______Il hésitait, et avança sa main, avec méfiance. Il effleura son front du bout des doigts, comme si
______ça le brûlait, comme si ça le dégoûtait un peu. Il repoussa quelques mèches de cheveux qui
______s'étaient collé à sa peau, et posa son regard sur ce visage blafard.
______En un instant, il entrevit le pire, et palpa son poignet, pour se rassurer.
C'est drôle, si je n'avais pas pris tout ça, et si je n'avais pas fermé les yeux quand il est arrivé, jamais il ne m'aurait touché.

Mais je crois qu'on s'en sortira jamais, de cette foutue merde.Tu l'as dans ta veine, tu le sais
On va finir par s'en éloigner, chacun de notre côté,Y'a le sommeil qui va descendre
mais en gardant toujours un pied dedans.Et puis sous le soleil qui naît
Histoire d'être crade, et sauvage jusqu'au bout.Nous ne pourrons plus nous comprendre
Je ne peux plus rien te donner
Et tu ne peux plus rien me prendre




# Posté le mardi 17 octobre 2006 14:30

Modifié le lundi 25 février 2008 07:25

<<Un cuter dans le coeur de [m]on paternel.>>

<<Un cuter dans le coeur de [m]on paternel.>>
<< Tu vois, en ce moment, j'ai l'impression que je tire un élastique, de plus en plus loin, et je sens que dans très peu de temps, tout ça va me péter à la gueule.>>

nan, je déprime pas, ms ça ft tjs style de jouer les jeunes dépressifs et de laisser des messages cachés.:)


Personne ne niera que le dimanche est un jour à chier. Ou alors il ne l'est que pour moi...
La ville est morte, les gens mangent, boivent, en tentant de donner à la valeur de famille tout son sens derrière une hypocrisie silencieuse. J'ai envie de gerber, mais je me gave, pour avoir quelque chose en bouche, quelque chose d'autre que des insultes sans doute.
Je te regarde, droit, et pour une fois je ne pleure pas. A peine quelques tremblements dans la voix. Tu fuis. Tu cries, et tu dis n'importe quoi. N'importe quoi, mais tu le penses, c'est peut-être ça qui fait peur. Si je pouvais, je t'aurais éclater ce verre à la gueule. T'imagines pas ce que ta face m'inspires. Je pense que la seule chose qui puisse éviter tout débordement serait que l'un de nous deux se barre d'ici. Pour ma part, je suis encore mineur. :)
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...

# Posté le dimanche 15 octobre 2006 07:10

Modifié le dimanche 15 octobre 2006 13:53

Hi.

Hi.
<<...it's only social obscenity...>>

Extrait d'une chanson de CRASS que j'affectionne particulièrement. (Merci N<3) mais qui résume bien toute cette mascarade. Etaler sa vie dans les moindres détails afin d'en faire bénéficier tout le monde.

Obscène, adj : Qui blesse ouvertement la pudeur.
Pudeur; nf : Retenue devant ce qui peut choquer la décence.• Retenue, délicatesse.


Parce-que c'est sans doute le temps qui veut ça. La pudeur, c'est réac'...il ne faut plus rien garder pour soi, et dans le cas contraire, bien faire comprendre à la population que l'on cache quelque chose. Se vider complètement sous un flot de mots et de métaphores, parce-qu'on expose tout. Nos sentiments, nos émotions, qu'on le dise cruement et ouvertement, ou caché derrière des tentatives de métaphores, ils seront tous étalés de la même manière, au regard des voyeux.Exhibons donc nos chair et ce qu'il y a en dessous. Là, tout au fond de ton cerveau. Sans retenue, sans délicatesse. L'observer à la loupe, et le bouffer tout cru.




Bonsoir.:)

# Posté le vendredi 13 octobre 2006 12:54

Modifié le dimanche 15 octobre 2006 11:14